Le Qi Gong

Constitue la discipline traditionnelle chinoise qui a pour objet l’art de maîtriser le souffle.

Le terme QI GONG, en effet, signifie littéralement « maîtrise de l’énergie » ou encore « travail du souffle », comme l’indiquent d’ailleurs les deux idéogrammes qui servent à le désigner : QI (souffle, énergie) et GONG (travail, accomplissement).

Apparu en Chine il y a environ 5000 ans, le QG et l’esprit qui l’anime s’est constitué sous l’influence de nombreux courants philosophiques et spirituels qui se développèrent successivement au cours de l’histoire, notamment le taoïsme, certaines formes du bouddhisme, le confucianisme.

En dépit des différences doctrinales profondes qui séparent ces courants de pensée, tous s’accordent néanmoins sur le fait que tout individu humain, quelle que soit la société à laquelle il appartient, est avant tout et principalement un être vivant. Comme tel, il est soumis aux lois universelles de la nature, parmi lesquelles le souffle ou énergie joue un rôle prépondérant.

QI :La notion de souffle ou d’énergie (ces deux termes désignent pour la pensée chinoise, une seule et même réalité) occupe une place décisive dans la cosmologie et les techniques thérapeutiques traditionnelles chinoises, et nous aurons bientôt l’occasion d’y revenir plus longuement. Mais, dès à présent, il importe de comprendre que pour les Chinois, le souffle est le principe vital par excellence, à la base de tout ce qui existe et forme l’univers.

Etre vivant, c’est d’abord respirer, avoir du souffle : du brin d’herbe à l’étoile, l’univers tout entier vit et respire, vit parce qu’il respire.

Partant de cette réalité première, le QG s’est constitué comme une connaissance et une pratique ayant pour but d’acquérir la maîtrise du souffle, de l’énergie. En effet, s’il est impossible d’être, de vivre sans souffle, sans énergie, en revanche, respirer, avoir en soi de l’énergie n’est pas suffisant pour vivre bien ; il convient encore de s’exercer à maîtriser son souffle, son énergie pour être bien avec soi-même et avec le monde environnant.

Le terme GONG (prononcez «KONG» ou «KUNG») se traduit littéralement par « travail avec force et détermination ».

Il évoque l’idée du travail, de maîtrise, d’accomplissement.

Quelles sont ses finalités ?

Cet art énergétique traditionnel chinois du mouvement régénérateur constitue un véritable art de vivre. En effet, les multiples possibilités qu’offre le QI-GONG permettent un travail sur soi au quotidien. Le QI-GONG à travers ses formes très diversifiés de pratique nous permet une évolution sur différents plans :

  1. Sur le plan physique, grâce à ses nombreux exercices statiques et en mouvements.
  2. Sur le plan énergétique, par l’exercice et le contrôle de la respiration et de la concentration.
  3. Au niveau du mental, par le contrôle de la pensée et la culture de l’esprit.

Les bienfaits d’une pratique régulière du QI GONG

Sa pratique régulière permet de développer le souffle interne (NEI QI) et de le faire circuler librement dans le corps, notamment à travers les méridiens d’acupuncture. Plus spécifiquement le QI GONG permet de tonifier l’organisme et de régénérer l’énergie des organes en profondeur. Il favorise et facilite une bonne circulation du sang. Sang et énergie étant les deux substances énergétiques fondamentales du corps humain, source d’équilibre de notre potentiel YIN/YANG.

Voici, les principaux apports et bienfaits de la pratique du QI GONG :

  • Elle fortifie le corps dans sa globalité
  • Elle permet le maintien et le développement de la vitalité
  • Elle permet le maintien et/ou le retour de la souplesse
  • Elle améliore la respiration et ses effets bénéfiques sur la santé
  • Elle calme l’esprit et combat le stress
  • Elle favorise la détente et l’état de relaxation
  • Elle aide à mieux gérer les émotions
  • Elle développe, entretien et régénère les énergies du corps
  • Elle renforce la mémoire et développe la concentration
  • Elle favorise le sommeil, une meilleure digestion et assimilation des aliments
  • Elle renforce la pratique des arts martiaux
  • Elle améliore la performance chez les sportifs

Au delà de ces multiples possibilités, Le QI GONG constitue l’essence même de la médecine traditionnelle chinoise et des arts martiaux.

Le QI-GONG ne prétend en aucun cas , se substituer à d’autres formes de médecine (au sens occidental du terme).
En effet, la vocation du QI-GONG est fondamentalement la prévention, et c’est d’ailleurs à ce niveau qu’il manifeste toute son efficacité et son originalité.

Les fondements théoriques et énergétiques du QI GONG

Toutes les techniques thérapeutiques traditionnelles comme l’acupuncture, la moxibustion, les massages, la pharmacopée et par conséquent, le QI GONG, se fondent sur les mêmes règles physiologiques et énergétiques, lesquelles reposent sur quatre grands chapitres :

  • le concept d’ENERGIE (QI),
  • la théorie du YIN et du YANG,
  • la théorie des CINQ ELEMENTS (WU XING),
  • les principaux centres et voies de circulation de l’énergie de l’homme : le système des méridiens (jing luo), les trois champs de cinabre (SAN DAN TIAN) et les trois réchauffeurs (SAN JIAO).

Les fondements de la pratique du QI-GONG

Si la manière peut varier dans le travail du « Qi » selon la forme ou le style pratiqué, les fondements techniques reposent sur trois principes essentiels :

L’exercice des attitudes (XING TI) : les postures, les mouvements …

L’exercice de la respiration (HU XI) …

L’exercice de la pensée ou de la concentration (YI NI)…

L’application rigoureuse et harmonieuse de ces trois principes fait du QI-GONG une discipline complète.

En effet, la pratique des exercices des attitudes, de respiration et de concentration permet d’agir directement sur les trois composants essentiels, ou les trois niveaux d’existence de l’homme : le corps (JING), l’énergie (QI) et l’esprit (SHEN).

  • le corps physique (postures, mouvements…) associé au JING (l’essence), symbolise ici la matière.
  • la respiration associée au QI (l’énergie), illustre ici la manifestation , ou l’action des mécanismes vitaux qui animent notre corps.
  • la concentration associée au SHEN (l’esprit), représente ici le principe directeur générateur et organisateur des mécanismes vitaux.

Dans cette progression, la respiration occupe une place centrale puisqu’elle constitue comme une charnière , comme un pont entre le corps et l’esprit.