Vous envisagez de travailler sur le sourire des patients et de corriger l’alignement des dents ? Voici un guide clair pour comprendre le parcours, les étapes clés et les compétences à développer. De l’orientation après le bac aux premiers patients, vous trouverez ici des repères concrets, des conseils pratiques et des témoignages pour réussir votre étude orthodontiste et bâtir une carrière solide.
💡 À retenir
- En France, le cursus d’orthodontie dure environ 6 ans après le baccalauréat.
- Le salaire moyen d’un orthodontiste en France est d’environ 60,000 euros par an.
- Les orthodontistes doivent suivre des formations continues pour se mettre à jour sur les nouvelles techniques.
Le parcours académique
En France, devenir orthodontiste suit un itinéraire structuré et exigeant. Comptez environ 6 ans après le baccalauréat pour atteindre un niveau d’autonomie en cabinet. Si vous cherchez “étude orthodontiste”, retenez qu’il s’agit d’un cursus à la fois scientifique, clinique et très progressif.
La première étape se déroule généralement en PASS ou en LAS, qui permettent d’accéder aux études odontologiques. Vous enchaînez ensuite sur un cycle progressif en sciences dentaires, avec une orientation orthodontie de plus en plus marquée, des stages cliniques et la préparation d’un mémoire. L’objectif est de passer rapidement de la théorie à la prise en charge réelle de patients, sous supervision, puis en autonomie.
Qu’est-ce qu’un orthodontiste ?
L’orthodontiste est un chirurgien-dentiste spécialisé dans le diagnostic, la prévention et la correction des malpositions dentaires et des décalages entre les mâchoires. Il conçoit et adapte des dispositifs comme les bagues, les arcs, les appareils fonctionnels ou les aligneurs pour optimiser la fonction, l’esthétique et la santé bucco-dentaire. Au-delà des appareillages, il suit la croissance faciale des enfants et accompagne aussi de nombreux adultes.
Durée des études
Le rythme type sur environ six années après le bac suit une logique claire:
- Année 1: PASS/LAS avec choix d’odontologie. Bases scientifiques, méthodologie, premier contact avec le monde de la santé.
- Années 2-3: fondamentaux odontologiques, anatomie, biomatériaux, occlusion, premiers TP et simulations en laboratoire.
- Années 4-5: montée en charge clinique, consultations encadrées, initiation à l’orthodontie et à la prise d’empreintes numériques.
- Année 6: stages longs en services hospitalo-universitaires et cabinets, mémoire, responsabilités croissantes en orthodontie.
Si vous tapez “étude orthodontiste”, attendez-vous à un cursus dense où l’on alterne cours, TP, clinique et projets tutorés. Le secret pour garder le cap: organiser ses semaines autour de la pratique et de la révision active dès la 2e année.
Formation pratique
La pratique est un pilier du cursus. Vous réalisez des consultations supervisées, préparez et ajustez des appareils, apprenez la photographie dentaire, gérez des dossiers, analysez des radios et des scans. Le but est de transformer des protocoles théoriques en gestes maîtrisés au fauteuil.
Exemple de semaine type en phase clinique: lundi matin, consultations de suivi et activation d’arcs; mardi, séances d’empreintes numériques et planification en logiciel; jeudi, analyse de cas complexes en staff, puis pose de brackets l’après-midi. Ce rythme installe des automatismes et un sens des priorités.
Conseils pratiques pour accélérer votre progression:
- Construisez un portfolio de cas avec photos, radios et notes de décisions cliniques.
- Entraînez-vous à la ligature et au pliage d’arcs sur simulateur pour gagner en précision.
- Demandez des feedbacks courts et réguliers à vos encadrants, juste après la séance.
- Observez un cabinet de ville une journée par mois pour comprendre l’organisation réelle.
“J’ai pris confiance quand j’ai commencé à documenter systématiquement mes cas. Avec un bon portfolio, on voit les progrès et on structure ses décisions”, confie Maël, étudiant en dernière année. Cette discipline fait toute la différence au moment de formaliser votre étude orthodontiste et d’entrer sur le marché.
Les compétences nécessaires

Réussir comme orthodontiste demande un mélange rare de rigueur scientifique, de dextérité manuelle et d’écoute. Vous devez comprendre la croissance cranio-faciale, interpréter les analyses céphalométriques, planifier un traitement et l’adapter au fil des rendez-vous. Le relationnel compte autant que la technique, car le suivi s’étale souvent sur 18 à 24 mois.
Sur le plan technique, soignez particulièrement la biomécanique des déplacements dentaires et l’usage de l’imagerie 3D pour planifier les mouvements. Côté soft skills, patience, pédagogie et gestion du temps seront vos alliées pour tenir les délais, rassurer les patients et coordonner l’équipe au cabinet.
- Esprit d’analyse: choisir la bonne séquence d’arcs, ajuster le plan selon la réponse tissulaire.
- Précision gestuelle: collages, ligatures, finitions et contrôle de l’occlusion.
- Communication: expliquer simplement les objectifs, les contraintes et l’hygiène à respecter.
- Culture digitale: logiciels de set-up, impression 3D, aligneurs.
Conseils pour développer ces atouts pendant votre étude orthodontiste: rejoignez un groupe de pairs pour discuter de cas chaque mois, filmez vos gestes techniques en TP pour les perfectionner, entraînez votre œil en comparant des set-up virtuels à la réalité clinique. Lisez un article scientifique par semaine, en notant trois idées applicables dès votre prochain cas.
“Au début, je passais trop de temps à expliquer un plan de traitement. J’ai appris à résumer en trois messages clés et à valider la compréhension du patient. Depuis, les rendez-vous sont plus fluides”, raconte Sarah, jeune praticienne. Peaufiner votre communication est un accélérateur de réussite autant qu’un gage d’adhésion thérapeutique.
Débouchés et perspectives de carrière
Le marché de l’orthodontie reste dynamique avec une demande soutenue chez l’enfant et une croissance constante chez l’adulte, notamment grâce aux aligneurs. Vous pouvez exercer en cabinet libéral, rejoindre une structure pluridisciplinaire, travailler à l’hôpital ou partager votre temps entre clinique et enseignement. Votre étude orthodontiste peut aussi déboucher sur un projet entrepreneurial avec création ou reprise d’un cabinet.
Le quotidien varie selon le modèle choisi. En libéral, vous pilotez l’agenda, l’équipe et les investissements. En salariat, vous bénéficiez d’une organisation et d’un flux de patients plus stables. Dans tous les cas, un positionnement clair vous aide à attirer les bons cas: suivi de l’enfant, traitements courts chez l’adulte, orthodontie linguale, aligneurs, prise en charge des fentes labio-palatines en milieu hospitalier.